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Voici Rosalie.

 

Au moment de sa naissance, Rosalie avait un bel avenir devant elle. Ses parents l’avaient désirée, puis attendue pendant ces 9 mois de grossesse. Comme la plupart des futurs parents, ils ont passé plusieurs heures à s’imaginer ces moments merveilleux où ils pourraient enfin découvrir ses yeux, ses cheveux, son nez et sa personnalité.  Dans les premiers jours qui ont suivi sa naissance, les choses se déroulaient difficilement. La petite avait de la misère à boire, elle dormait beaucoup.  Ses parents, qui avaient déjà deux grands garçons, ressentaient que quelque chose était différent avec Rosalie. Leurs craintes ont été confirmées à deux mois, quand un docteur a découvert que la petite présenterait des besoins particuliers. Elle affichait déjà un retard de développement, son tonus était très faible et l’alimentation était problématique. Des tests génétiques ont été faits et l’annonce d’un diagnostic, lourd de conséquences pour le futur de l’enfant et sa famille, est venu peu de temps après.

 

Rosalie aurait sans aucun doute de très grands besoins. Nul ne pouvait dire si elle marcherait un jour, ou même quel degré d’autonomie elle pourrait atteindre. Les parents ont reçu cette annonce du mieux qu’ils ont pu. Ils se sont renseignés, ont discuté, ont beaucoup pleuré. Ils ont décidé qu’il vaudrait mieux confier Rosalie à une famille adoptive, qui saurait lui offrir tout le temps, la stimulation et l’amour nécessaire.  De l’amour, ils en ressentaient une tonne pour Rosalie, mais la possibilité d’aménager leur carrière et leur vie avec les besoins de Rosalie était difficilement envisageable.

 

Pendant ce temps, un jeune couple était en attente d’un enfant. Le couple avait communiqué avec l’Association Emmanuel pour y trouver des réponses et de l’aide dans leur projet d’adoption.  Infertile, le couple s’était dirigé peu à peu vers l’adoption d’un enfant handicapé car cela leur semblait naturel, en lien avec leurs valeurs profondes. Aider un enfant, voilà qui nourrissait d’un grand espoir ce couple désireux de fonder sa famille de cette façon.

 

L’Association Emmanuel a fait le pont entre les deux territoires, celui de la famille biologique, puis celui de la famille adoptive.

 

Et Rosalie, quant à elle; est-elle encore promise à un bel avenir? Choisie, attendue, aimée… elle l’est, sans aucun doute!

 

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